Lors de l’Intervention de la FSU au Conseil supérieur de l’Éducation le 15 janvier 2026, la voix des acteurs de l’Éducation nationale s’est fait entendre avec force. Les enjeux concernant les conditions de travail, la crise de recrutement et les profondes inquiétudes de la communauté éducative ont été mis en lumière. Au cœur de cette intervention, un appel à un changement politique et à une réelle valorisation des métiers des enseignants s’est imposé.
Quelles sont les préoccupations principales de la FSU ?
Lors de l’intervention de la FSU au Conseil supérieur de l’Éducation le 15 janvier 2026, plusieurs préoccupations ont été clairement exprimées. La première d’entre elles concerne la situation alarmante des personnels éducatifs. En effet, un nombre croissant de ceux-ci manifeste une forte lassitude, de la colère et un sentiment de découragement face à la dégradation des conditions de travail. Ce climat de tension témoigne d’une crise profonde qui impacte non seulement le moral des équipes éducatives, mais également la qualité de l’enseignement dispensé.
Au cœur de ces préoccupations se trouve une crise de recrutement qui est devenue structurelle. Les politiques menées dans le temps ont abouti à une dévalorisation des métiers et à une précarisation des contrats. En 2026, il est noté qu’aucune mesure de revalorisation n’a été annoncée pour améliorer cette situation. De plus, le développement d’une École inclusive se heurte à des réalités concrètes : les classes sont souvent surchargées et les ressources humaines, familiales et matérielles manquent cruellement. Ce contexte nuit directement aux apprentissages des élèves qui sont dans l’attente d’un cadre favorable à leur épanouissement.
Quels sont les enjeux budgétaires soulevés ?
Les enjeux budgétaires représentent un point central dans le discours de la FSU. La diminution des budgets et les suppressions répétées de postes fragilisent le système éducatif. En annonçant qu’il est temps de tirer les leçons de la baisse démographique, la FSU propose d’utiliser cette occasion pour maintenir, au minimum, les emplois. En effet, il est conseillé de profiter de cette baisse pour améliorer les conditions de travail, plutôt que d’accentuer les réductions budgétaires qui aggravent les inégalités scolaires.
Les chiffres sont révélateurs : depuis 20 ans, la part du PIB consacrée à l’éducation a chuté d’un point. Dans ce cadre, il est vital de reconsidérer la place de l’Éducation nationale dans le budget de l’État. La FSU appelle à un bouleversement important des priorités budgétaires en plaçant l’éducation au cœur de la politique nationale. Un appel à une action collective pour que l’éducation redevienne une priorité reste d’actualité.
Quels sont les défis autour de l’inclusion scolaire ?
La question de l’inclusion scolaire est au centre des préoccupations de la FSU. Bien que le principe d’une école accueillante pour tous soit largement partagé, les moyens à disposition demeurent insuffisants. Les Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap (AESH) sont souvent confrontés à une précarisation lourde, ce qui complique sérieusement leur mission auprès des élèves en difficulté. Cela soulève la nécessité de mieux former et intégrer ces professionnels dans le système éducatif.
L’absence de ces moyens appropriés rend difficile l’application des politiques d’inclusion. Les effets néfastes de cette situation se font sentir tant au niveau des élèves que des équipes éducatives, souvent laissées à elles-mêmes face à une réalité complexe. La FSU insiste sur le fait qu’il est primordial d’allouer des ressources adéquates, tant matérielles qu’humaines, pour garantir une véritable inclusion au sein de votre établissement.
Comment se situe la FSU face aux nouveaux outils numériques ?
Dans son intervention, la FSU a émis des réserves concernant le développement rapide des outils numériques et de l’intelligence artificielle dans le cadre éducatif. Si l’adoption de ces technologies peut sembler prometteuse en termes d’innovation, cela ne peut se faire au détriment de la qualité d’éducation. Il est essentiel de veiller à ce que les modalités d’usage de ces outils soient réfléchies et maîtrisées.
- Impact sur la santé mentale : La surexposition aux écrans peut affecter le bien-être des jeunes.
- Conditions de travail : Les enseignants doivent être équipés et formés pour intégrer ces outils efficacement.
- Protection des données : Les questions de sécurité doivent être prioritaires dans le cadre de l’utilisation des technologies.
- Égalité d’accès : L’accès aux ressources numériques doit être équitable pour tous les élèves.
Quel avenir pour l’Éducation nationale ?
La FSU revendique un changement de cap qui passerait par un investissement massif dans l’Éducation nationale pour 2026. Ce plan ambitieux devrait se concentrer sur le domaine du recrutement, de la formation et de la revalorisation des métiers de l’éducation. Les discours absents, axés sur des priorités superficielles, ne sauraient annuler l’urgence d’un réel dialogue social, respectueux des acteurs de la communauté éducative.
Le besoin d’un débat démocratique et approfondi autour des réformes en cours et à venir est irréfutable. Ce débat doit inclure tous les acteurs de la sphère éducative, pour éviter que les choix politiques ne se fassent sans véritable consultation. Qu’il s’agisse de l’évaluation des élèves ou encore des réformes structurelles de l’éducation, la FSU appelle à établir un cadre qui respecte les métiers et leurs missions.

La FSU a su porter un message fort lors de son intervention au Conseil supérieur de l’Éducation le 15 janvier 2026, exprimant des préoccupations légitimes face à la crise de l’Éducation en France. Avec un contexte marqué par un manque de moyens et une devalorisation des métiers de l’éducation nationale, les enseignants se retrouvent dans une situation de précarité croissante qui ne peut plus être ignorée. Les appels à un soutien accru et à un véritable changement de cap font écho aux attentes de toute la communauté éducative.
Les défis liés à l’inclusion scolaire ne sont pas des sujets à prendre à la légère. Les moyens humains et les ressources matérielles sont largement insuffisants pour que chaque élève puisse bénéficier d’un accompagnement de qualité. La voix de la FSU souligne l’importance d’un débat démocratique autour de l’utilisation des outils numériques et de l’intelligence artificielle, afin de garantir que ces évolutions ne viennent pas empiéter sur la mission éducative véritable.
Dans cette ambiance, la réaffirmation d’une École laïque, émancipatrice et protectrice est un appel à l’action pour tous les acteurs. La FSU se positionne comme un acteur majeur pour une éducation juste et égalitaire, rappelant que l’objectif fondamental reste de former des citoyen·nes éclairé·es. Cette lutte pour la revalorisation des personnels et un dialogue social enrichi reste au cœur des priorités pour l’année 2026 et au-delà.




