Dans l’académie Orléans-Tours, l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle suscite un soutien marqué, sans résistance de principe. Le recteur, Jean-Philippe Agresti, souligne l’importance de ces cours pour accompagner les élèves dans leur développement personnel. Malgré des réticences initiales, les enseignants et élèves commencent à s’engager dans des discussions enrichissantes sur des thèmes tels que le sexisme et les stéréotypes de genre, témoignant d’un changement de mentalité.
Pourquoi l’académie Orléans-Tours soutient-elle l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle ?
La mise en place des cours d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) à la rentrée de septembre 2025 dans les établissements du second degré en France a suscité divers retours. Dans l’académie Orléans-Tours, le recteur a exprimé un bilan positif lors de sa visite à un collège de Langeais, soulignant que les craintes initiales des parents sont désormais apaisées. Des mouvements de désinformation, parfois portés par l’extrême droite, n’ont pas freiné la volonté d’inculquer des valeurs telles que la bienveillance et le respect des différences. Cela met en évidence un effort pédagogique rigoureux, destiné à préparer les élèves à une future vie en société plus éclairée.
Ces cours visent notamment à aborder les stéréotypes de genre et les inégalités qui en découlent. Les élèves sont encouragés à s’interroger sur leurs comportements et à développer un esprit critique face à des représentations souvent biaisées véhiculées par les médias. Une approche qui semble fonctionner, car les jeunes montrent un intérêt croissant pour ces thématiques.
Quels résultats tangibles observe-t-on dans les classes ?
Au collège Marie-Amélie Le Fur, les élèves travaillent sur des sujets variés, comme l’impact de la science-fiction sur le genre. Les discussions révèlent des perceptions ancrées, où les stéréotypes sont souvent reproduits. Dans un environnement éducatif guidé, ces réflexions permettent de désamorcer des idées reçues telles que l’homme seul au volant ou la femme confinée aux tâches ménagères. Cela favorise un dialogue constructif, où chaque élève peut partager son point de vue sans crainte de jugement.
Les enseignants, formés pour mettre en œuvre ces cours, témoignent de l’évolution des mentalités parmi les élèves. Certaines pratiques sont remises en question, ce qui se traduit par une meilleure compréhension des relations interpersonnelles et de la place de chacun, sans distinction de genre.
Quels défis persistent face à cette initiative ?
Bien que des avancées soient notables, des défis demeurent. Piques et remarques déplacées continuent d’émaner de certains élèves, renforçant des stéréotypes profondément enracinés. Voici quelques exemples de ces comportements :
- Critiques sur l’apparence physique, notamment chez les filles.
- Réactions négatives envers des choix d’habillement ou de maquillage.
- Difficultés à respecter les différences, alimentées par les réseaux sociaux.
Les enseignants, conscients de ces enjeux, s’efforcent de leur fournir des outils pour naviguer avec aisance dans ces eaux parfois troubles. Une route encore semée d’embûches, mais où la lumière du dialogue commence à percer.
Comment les retours des élèves influencent-ils l’enseignement ?
Les retours d’expérience des élèves sont précieux. Beaucoup d’entre eux souhaitent aborder des thématiques relatives au sexisme et à la violence de manière plus approfondie. Ils désirent un espace où leurs préoccupations peuvent être exprimées sans tabou. Voilà pourquoi les enseignants sont souvent à l’écoute et adaptent leurs cours en estompant les limites des anciens cursus.
Une approche facilitée par des activités telles que :
- Des projets collaboratifs sur les stéréotypes.
- Des discussions ouvertes sur les émotions et les relations.
- Des ateliers pratiques pour mieux comprendre les enjeux de l’égalité.
Ces séances évoquent non seulement les défis actuels, mais aussi les solutions envisageables, participant ainsi activement à un changement de mentalité à long terme.
Quels mécanismes sont mis en place pour sensibiliser encore plus ?
L’académie ne se contente pas d’un simple cursus théorique. Elle met également en œuvre des initiatives pratiques pour accroître la sensibilisation autour des stéréotypes de genre. Par exemple, la projection de pièces de théâtre, comme « Ni vues, ni connues », illustre de manière vivante les impacts des stéréotypes sur la vie quotidienne. Cela encourage non seulement la réflexion mais engage également les élèves dans un cadre festif et constructif.
De plus, des programmes spécifiques tels que le plan « filles et maths » sont conçus pour inciter les jeunes filles à se tourner vers des filières scientifiques, souvent perçues comme masculines, contribuant ainsi à déconstruire les stéréotypes de manière efficace.
Quel est l’avenir de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle dans l’académie ?
L’expérience accumulée à l’académie Orléans-Tours pourrait inspirer d’autres régions à adapter leurs propres programmes d’éducation. Avec le soutien de l’ensemble des acteurs de l’éducation, le développement de formations continues pour les enseignants semble une voie évidente, afin qu’ils soient toujours outillés et informés sur les questions de relation et de sexualité.
Par conséquent, le paysage éducatif pourrait définitivement évoluer vers un cadre plus respectueux et inclusif, chacun ayant sa place, ce qui est d’une importance grandissante dans notre société actuelle.

Dans l’académie Orléans-Tours, l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) s’affiche avec conviction. Les responsables de l’éducation, comme le recteur Jean-Philippe Agresti, soulignent l’absence de résistance de principe face à cette initiative. Au contraire, ils s’engagent à les informer et à les rassurer sur le contenu et le but de ces cours. La sensibilisation aux questions de sexisme et de stéréotypes de genre est devenue une priorité, permettant aux élèves de réfléchir sur des problématiques qui les touchent directement.
Les enseignants, tels que Véronique Lardet au collège de Langeais, ont été formés pour aborder ces thématiques. Les élèves participent activement à des exercices permettant de remettre en question les préjugés en lien avec leur identité de genre. À travers divers projets, comme l’analyse de la littérature et de la publicité, ils apprennent à décrypter et à échanger sur des questions fondamentales. Le soutien croissant des équipes pédagogiques traduit un engagement commun vers une éducation plus inclusive et respectueuse.
Les initiatives telles que les formations sur les stéréotypes de genre et les événements artistiques témoignent de cette dynamique évolutive. Il apparaît manifeste que l’académie Orléans-Tours souhaite projeter une vision plus éclairée des relations affectives et sexuelles, pour préparer au mieux les jeunes à leur avenir.




