À Bankass, au Mali, la réalité est marquée par sept années sans écoles, mais l’éducation ne s’éteint pas pour autant. Dans ce contexte difficile, des initiatives locales émergent, permettant à de jeunes élèves de continuer leur parcours scolaire malgré les fermetures des établissements causées par l’insécurité. Grâce à la solidarité d’individus déterminés, des solutions alternatives voient le jour, offrant un espoir à ceux qui rêvent d’un avenir meilleur tout en luttant contre les conséquences de cette situation.
Quelles sont les causes de la fermeture des écoles à Bankass ?
La situation à Bankass, au Mali, illustre une réalité tragique dans le secteur de l’ éducation. Les écoles de cette région sont fermées depuis près de sept ans à cause de l’insécurité croissante due aux activités des groupes armés. Ce climat chaotique a non seulement perturbé l’enseignement, mais a aussi provoqué un désespoir parmi les familles qui aspirent à un avenir apaisé pour leurs enfants. Avec près de 2.000 écoles fermées dans tout le pays, la fermeture à Bankass témoigne d’une crise plus large. Cette situation met en péril les rêves de nombreux enfants qui veulent accéder à une éducation de qualité.
Les raisons de cette fermeture ne se limitent pas simplement à la *violence* ; elles engendrent également des déplacements massifs des populations. Les familles fuient la menace d’attaques, laissant derrière elles leur foyer et leurs espoirs. La communauté locale, à travers le collectif d’ associations des jeunes du pays Dogon, a pris conscience de l’urgence de la situation et tente d’apporter des solutions en facilitant l’accès à une éducation alternative. Ces interventions visent principalement les élèves en classe de 8e et 9e afin qu’ils puissent passer les examens nécessaires dans des zones plus sécurisées.
Quelles alternatives existent pour les élèves sans accès à l’éducation ?
Face à cette crise éducative, des initiatives ont vu le jour. Par exemple, le collectif des associations a décidé de venir en aide aux élèves de Bankass en organisant des examens dans des lieux sécurisés. Ce projet a déjà permis à plusieurs d’entre eux d’obtenir leur diplôme d’études fondamentales (D.E.F). Ainsi, certains ont pu rejoindre des lycées et d’autres ont même poursuivi leur parcours jusqu’à l’université, témoignant d’un espoir résilient au sein de la communauté.
Cette démarche a également encouragé des villageois à s’unir pour le bien de la jeunesse. Les actions communautaires ont permis de :
- Financer les frais de scolarité pour les élèves en terminale.
- Organiser des cours informels pour les enfants qui ne peuvent pas se rendre dans des établissements sécurisés.
- Promouvoir l’importance de l’éducation dans les discussions communautaires, appelant à l’aide des autorités locales.
Quelles mesures sont prises pour soutenir les enfants déplacés ?
À Macina, également dans le centre du Mali, la fermeture des salles de classe continue de déscolariser un nombre conséquent d’enfants, souvent en proie à la misère. La communauté essaie de s’organiser pour que ces jeunes puissent retrouver le chemin de l’école grâce à un soutien local. Les autorités locales ont pris conscience de cette détresse. Grâce à leur aide, certains enfants ont pu se *réinscrire* dans des établissements qui fonctionnent encore.
Les parents sont inquiets et expriment leur angoisse face à l’abandon scolaire de leurs enfants :
- Il est primordial de recenser les enfants déplacés.
- Aider les parents à trouver les moyens financiers pour reprendre l’école.
- Promouvoir des programmes d’éducation adaptés aux réalités du terrain.
Quel est l’impact de cette situation sur les familles ?
La vie de plusieurs familles de Bankass a été impactée par la fermeture des écoles. La déscolarisation n’est pas seulement une perte d’éducation, mais aussi une bouleversante déception pour les enfants. L’absence d’école signifie que des générations entières pourraient être sacrifiées à cause de l’absence d’enseignements formels. Un parent ayant fui la violence témoigne : « Il y a énormément d’élèves qui se sont déplacés avec leurs parents et qui sont aujourd’hui en abandon scolaire par faute de moyens.” Cette douloureuse réalité soulève l’urgence d’une action collective pour éviter que ces jeunes ne tombent dans l’ignorance.
De nombreuses familles s’organisent pour subvenir aux besoins éducatifs de leurs enfants malgré les circonstances :
- Création de groupes d’entraide pour partager les ressources éducatives.
- Mobilisation de dons pour financer les frais scolaires.
- Élaboration de solutions de transport pour rejoindre des écoles fonctionnelles.
Que peuvent faire les acteurs de l’éducation et le gouvernement ?
La situation actuelle à Bankass appelle des actions concertées de la part des acteurs de l’éducation et du gouvernement. Il est urgent de mettre en place des mesures de soutien pour les enfants qui ont été lésés par l’éducation. Le gouvernement, en collaboration avec des ONG, doit :
- Prioriser le financement des établissements scolaires dans les zones touchées.
- Encourager l’ouverture de centres d’apprentissage informels.
- Assurer la sécurité des enfants en rejoignant leurs établissements scolaires.
La collaboration entre les citoyens et le gouvernement sera déterminante pour restaurer l’espoir des enfants et leur offrir une éducation digne, car chaque enfant mérite un avenir, quelles que soient les circonstances locales.

La situation déducation à Bankass, après sept longues années sans écoles, illustre les défis redoutables auxquels le Mali est confronté. Malgré la fermeture des établissements, la détermination des habitants a permis à de nombreux élèves de continuer leur parcours académique. Des initiatives communautaires, impulsées par des jeunes et des parents, témoignent d’une volonté profondément ancrée de garder vivante l’éducation dans cette région marquée par l’insécurité.
Les efforts déployés par le collectif des associations locales pour aider les élèves à passer des examens, tels que le D.E.F., montrent qu’il est possible de transformer l’adversité en opportunités. Grâce à une solidarité exemplaire, certains jeunes ont pu accéder à des études supérieures, prouvant que le rêve d’un avenir meilleur est encore à portée de main pour ceux qui luttent.
Cependant, il reste à faire pour que l’ensemble des enfants, victimes de cette crise, puisse accéder à une éducation de qualité. La mobilisation de tous, y compris du gouvernement et des acteurs de l’éducation, est primordiale pour que chaque enfant puisse retrouver le chemin de l’école et ainsi reconstruire son avenir.




