Avoir des diplômes: Un prérequis pour réussir sa vie?

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Avoir des diplômes. Certaines personnes doivent être ravies d’entendre cette question, tandis que d’autres doivent se demander : « Toutes ces études étaient-elles vraiment nécessaires ? »

Commençons par remettre les pendules à l’heure : un diplôme n’est pas dépassé, mais il n’a plus la même importance qu’autrefois en matière de recrutement.

La valeur d’un diplôme:

La valeur d’un diplôme est déterminée par de nombreux facteurs et diffère incontestablement en fonction de la profession souhaitée.

Pour décrocher un emploi, il est essentiel de considérer le diplôme comme un critère parmi d’autres. Selon une enquête publiée en mars 2018 par Pôle emploi, ces critères sont multiples. L’expertise professionnelle dans un métier, les compétences comportementales, l’éventail des expériences professionnelles sont autant de critères prioritaires…. Selon le sondage de Pôle Emploi auprès des employeurs, le diplôme n’est plus que la sixième information la plus importante dans un CV. Seuls 40% privilégient le diplôme par rapport à l’expérience professionnelle, tandis que 74% privilégient l’expérience professionnelle.

Pourquoi étudier?

Avoir des diplômes

Pourquoi étudier dans ce cas ? Parce que la valeur du diplôme est déterminée par le parcours du candidat et le poste convoité. En réalité, la valeur d’un diplôme est déterminée par trois facteurs : le secteur d’activité, le niveau d’ancienneté et la taille de l’organisation.

Le diplôme est l’information la plus cruciale dans un CV pour 77 % des établissements de recrutement de l’action sociale. La construction représente 31 % du total, tandis que les activités spécialisées, scientifiques et technologiques en représentent 59 %.

Contrairement à un jeune candidat peu expérimenté qui compte sur son diplôme pour faire la différence, un candidat plus expérimenté pourra justifier de son potentiel grâce à ses années d’expérience.

Enfin, parce que la nécessité de polyvalence est plus grande dans une petite entreprise que dans une grande, une petite entreprise se concentrera moins sur le diplôme et plus sur la capacité d’adaptation du candidat.

Ainsi, le diplôme du candidat n’est plus le seul critère de sélection, mais un critère parmi d’autres.

L’évolution du monde du travail et de l’état d’esprit des recruteurs a un impact significatif sur la valeur précédemment attribuée aux diplômes.

Et dans le futur?

Selon une étude menée par un groupe de réflexion californien, 85 % des emplois en 2030 ne seraient pas pourvus. La nature du travail évolue à un rythme si rapide que l’avenir d’un travailleur n’est plus uniquement déterminé par sa capacité à apprendre et à transférer ses compétences d’un emploi à un autre.

Des changements interviennent également dans la manière dont les recruteurs mènent les entretiens, le cliché « un diplôme ne fait pas tout » devenant de plus en plus exact.

Comme indiqué précédemment, deux facteurs sont désormais déterminants dans le processus de recrutement :

  • L’expérience professionnelle dans un certain domaine (74 %)

  • Les traits de personnalité (57%)

Que faut-il retenir du critère de l’expérience professionnelle ?

« Les entreprises n’ont pas besoin de diplômes, elles ont besoin de capacités », déclare Geoffroy de Lestrange, directeur marketing associé d’une entreprise qui fournit des solutions d’apprentissage et de gestion du personnel. Cette phrase reflète l’intention politique du gouvernement Macron, qui appelle à un « Big Bang de la formation », dans lequel les réalités du terrain et du métier priment sur les simples connaissances académiques. Les apprentissages se développent désormais directement dans les entreprises. L’expérience pratique se développe, notamment dans les entreprises industrielles et informatiques comme l’Ecole 42, fondée par Xavier Niel, un entrepreneur à succès qui n’a lui-même pas fait d’études secondaires.

Sans diplôme, voici les ingrédients de la réussite.

Êtes-vous autodidacte de naissance ou apprenez-vous par vous-même ? C’est une question à laquelle il n’y a pas de réponse définitive. Qu’une personne soit diplômée ou non, certains facteurs inhérents à ses connaissances, ses talents et son caractère contribuent à sa réussite professionnelle. Les personnes qui considèrent la vie comme une série d’expériences et qui ont fait des études longues, par exemple, ont plus de chances de réussir. Les personnes qui sont capables de reconnaître leurs propres capacités et de saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent. Savez-vous comment communiquer en anglais ? Savez-vous comment fonctionne le marché des devises étrangères ? Voulez-vous apprendre les principes fondamentaux du codage ? Avez-vous une bonne compréhension des mécanismes financiers et de la comptabilité nationale ? Comment pouvez-vous améliorer votre langage corporel ? Les compétences peuvent être facilement acquises avec de l’ambition, de la motivation et du bon sens, même si un diplôme n’est pas requis.

On ne réussit pas par hasard si on n’a pas de diplôme. La réussite d’individus brillants, ainsi que leur capacité à apprendre, à écouter et à comprendre pour prévoir l’avenir et se réaliser… même sans diplôme, est visible dans les exemples de chefs d’entreprise d’outre-Atlantique et d’entrepreneurs à succès en France. Que la fête commence…

Qu’en est-il des soft skills ?

Les « soft skills », autrefois reléguées au second plan, sont aujourd’hui un facteur crucial dans les entretiens d’embauche, grâce à l’expansion rapide des vocations qui nécessitent une plus grande capacité d’apprentissage, d’adaptation et d’organisation. Selon l’étude de Pôle Emploi, 60% des employeurs estiment que les « compétences comportementales » sont « plus importantes que les compétences techniques ». Il ne s’agit plus seulement de déterminer si un candidat est techniquement qualifié, mais aussi de savoir si son comportement et son approche du travail sont en accord avec les valeurs de l’entreprise.

Le mot de la fin:

En résumé, la valeur du diplôme n’a pas diminué, mais il ne faut plus le considérer comme le Saint Graal qui ouvre toutes les portes. D’autres facteurs de sélection sont apparus, comme le poids de l’expérience professionnelle et l’importance accordée aux qualités comportementales. Même s’il existe encore des postes à haut niveau de responsabilité pour lesquels le diplôme n’est pas requis, la grande majorité des candidats doivent désormais prendre en compte leurs connaissances techniques ainsi que leurs compétences relationnelles. La tendance est aux parcours hybrides, qui s’appuient sur l’apprentissage ou l’alternance, mais aussi sur la formation en entreprise et sur des valeurs comme l’intelligence émotionnelle, l’empathie, la capacité d’apprentissage et d’adaptation. Moins de théorie, plus de pratique, et le capital humain remplace le diplôme sur son piédestal.

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